L'immobilier ancien : la reprise s'amplifie

16 juin

«  Il est difficile de trouver des ombres au tableau que nous présente le marché immobilier de l'ancien depuis quelques mois », a résumé, très optimiste, Laurent Vimont, le président de Century 21 mardi. Le marché de l'immobilier français a confirmé sa reprise au premier semestre 2016. Le nombre de transactions enregistrées par le réseau d'agences immobilières a progressé d'environ 14,5 % par rapport à la même période de l'an dernier, tandis que Guy Hoquet a vu les siennes augmenter de 9,2 % et Orpi, de 7,6 %. Mais «  contrairement à ce que nous observons habituellement en période de forte hausse des volumes de ventes, les prix semblent contenus », note Laurent Vimont, et n'enregistrent qu'une légère remontée de 0,6 % en un an en France dans le réseau. Chez Guy Hoquet, les prix au mètre carré ont augmenté de 0,5 % sur la période, comparés au premier semestre 2015. Ils ont légèrement baissé (-0,3 %) sur un an chez Orpi.

Les prix grimpent à Paris

Les vendeurs sortent de leur attentisme et les acquéreurs sont portés par des taux d'intérêt extrêmement bas. Si bien qu'ils achètent des logements plus grands : la surface moyenne progresse de 1,6mètre carré et atteint 84,7mètres carrés au 1er semestre 2016 (maisons et appartements confondus), selon les chiffres de Century 21. A Paris également, la superficie moyenne gagne 2,7mètres carrés en un an pour atteindre 53mètres carrés au 1er semestre 2016, un record jamais égalé.

La capitale fait cependant figure d'exception à plusieurs titres. Alors qu'à l'échelle nationale les prix restent relativement stables, ils grimpent de plus de 2,5 % à Paris entre les 1er semestres 2015 et 2016 pour atteindre la moyenne de 8.300 euros le mètre carré, selon Century 21. Pourtant, le marché y est moins dynamique qu'en province, avec une activité en progression de 8,6 %. Enfin, à Paris, la proportion des investisseurs parmi les acquéreurs progresse de 3,8 % quand elle augmente de 16,5 % pour la France entière et de 17,8 % en Ile-de-France, soit un record jamais atteint. Laurent Vimont y voit un report dû en grande partie à l'encadrement des loyers dans la capitale. Son pronostic pour 2016 : une hausse des prix annuelle entre 1 et 2 % pour la France entière et de 3 à 5 % pour Paris «  qui frôle la surchauffe ».

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