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Le marché immobilier de Londres attire plus de capitaux étrangers que n’importe quel autre marché au monde. Mais doit-on voir cela d’un bon œil ?

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Le marché immobilier de Londres attire plus de capitaux étrangers que n’importe quel autre marché au monde. Mais doit-on voir cela d’un bon œil ?

Il est impossible de trouver un précédent à l’intérêt que Londres suscite sur les acheteurs étrangers, l’investissement immobilier dans la capitale est à son plus haut niveau depuis le début de la crise. Quelle en est la raison ? Elle est simple ; Londres est le meilleur des refuges en ces temps perturbés. Elle offre un système juridique sûr, une démocratie affirmée, une éducation de haut niveau, sécurité et santé. Enfin son marché immobilier est sain, avec une augmentation régulière des prix due à des circonstances naturelles (la demande dépasse l’offre), rien d’alarmant somme toute.

Dernièrement la ville a offert un abri aux investisseurs les plus aisés qui souhaitaient fuir instabilité politique, troubles sociaux, fragilité économique, inefficacité gouvernementale et autres dangers.

Londres apparaît comme très engageante pour un Russe souhaitant échapper aux troubles relationnels entre son pays et l’Ukraine ou un homme d’affaire Grec espérant convertir ses actifs d’euros en livres, mais cet engouement pour une terre supposée promise, n’est-il pas la cause de la hausse faramineuse des prix dans l’immobilier ? Cette tendance est-elle soutenable ou va-t-elle provoquer l’éclatement d’une bulle aussi éphémère que fragile ?

On a souvent blâmé les investisseurs étrangers de conduire les prix à la hausse, rendant la terre Londonienne inabordable. Ils auraient alimenté la hausse des prix annuelle à hauteur 10%. Sous certains aspects, autres que ceux de l’immobilier, peut-être ; mais l’investissement direct de la part d’acheteurs internationaux représente beaucoup pour l’infrastructure Londonienne. De l’immobilier neuf, des édifices anciens rénovés, tout cela ne verrait pas le jour et ne subviendrait pas aux besoins d’une demande sans cesse croissante de la part des résidents. Car en vue de rentabilité et de retour sur investissement, les propriétés achetées reviennent sur le marché sous forme d’appartements à louer ou de nouvelles résidences composées de logements.

Pour ceux qui recherchent une stabilité de long terme, Londres est le meilleur des mondes. Prenez conscience de son passé à la lumière de son présent : son marché a essuyé la crise la plus dure depuis 1930 et pourtant les prix sont 32% au dessus de ce qu’ils étaient à la veille de la crise. Il est en effet possible que le secteur se dirige vers un léger réajustement, en particulier dû à une possible sortie de l’Angleterre de l’Europe (Brexit). Quoi qu’il en soit ce réajustement ne s’effectuera certainement pas en une nuit.

Retenons que la théorie selon laquelle l’investissement étranger dans l’immobilier est l’un des facteurs du décollage d’une économie (théorie de Rostow) a été prouvée à maintes reprises au cours des dernières décennies. A Londres cet investissement a jeté les bases d’une croissance saine et stable, tout en protégeant richesses et société. Nous avons ici affaires à un échange de bénéfices qui doit être, et sera encore à l’avenir, un bienfait.