LONDRESHow i Live: Adventure Master-Mind Bobby Melville

Comment un jeune joueur de polo avec peu d'expérience en business remporte le prix « Young Entrepreneur of the Year » du magazine Spear's seulement après un an d'activité ?

LONDRES

How i Live: Adventure Master-Mind Bobby Melville

Comment un jeune joueur de polo avec peu d'expérience en business remporte le prix « Young Entrepreneur of the Year » du magazine Spear's seulement après un an d'activité ?

Bobby Melville in Norway with IGO Adventurers

Il y a un an, l’ancien joueur de polo britannique Bobby Dundas lançait IGO Adventures, une entreprise proposant des expéditions multidisciplinaires dans les endroits les plus sauvages et spectaculaires de la planète. Destinée aux sédentaires plutôt qu’aux ultra runners, IGO donne aux personnes manquant de temps, jonglant entre leur travail et leur vie de famille, l’opportunité de vivre une grande aventure… tout en retrouvant la forme. Ce captivant concept a permis à Bobby et son partenaire, l’explorateur George Bullard, de remporter le prix de « Young Entrepreneur of the Year » du prestigieux magazine Spear’s. Bobby se livre sur son changement de vie et nous explique pourquoi le mental, et non la condition physique, fait la différence dans les situations les plus extrêmes. 

Sa reconversion professionnelle : J’ai parcouru le monde très jeune en tant que joueur de polo professionnel, ce qui a attisé ma passion pour les cultures étrangères. Ces voyages m’ont fait comprendre que le polo se jouait de manière différente de par le monde et qu’une expérience commune pouvait rassembler par-delà les barrières linguistiques. Au sommet de mon jeu, j’ai eu la chance de rencontrer une femme très inspirante du nom de Julia Immonen. Porte-parole du changement social et humanitaire, elle a monté une œuvre caritative appelée Sport for Freedom venant au secours des femmes victimes d’esclavage en Europe. Autour d’un café, elle m’a raconté comment elle avait traversé l’Atlantique à la rame avec 3 autres femmes. Au début, je ne l’ai pas crue, mais plus elle en parlait, plus je me sentais inspiré. Je pensais, comme tout le monde, que ce genre d’aventure était réservé aux Ernest Shackleton ou aux George Bullard de notre époque. Que ce n’était pas pour tout le monde… mais j’avais tout faux !

Sa traversée à la rame de l’Atlantique : Julia Immonen et la cause qu’elle défend m’ont tellement inspiré que, avec un ami (ancien capitaine de polo d’Angleterre), Henry Brett, j’ai monté une équipe de 4 personnes et je nous ai inscrits pour la Talisker Whisky Atlantic Challenge, une course à la rame de plus de 4 800 kilomètres d’un bout à l’autre de l’Atlantique. Sans aucune aide, il faut transporter eau et nourriture, et ramer jusqu’à toucher la terre ferme. Durant la traversée, qui nous a pris 48 jours, nous avons vécu les moments les plus incroyables de notre vie, comme passer à deux mètres d’un grand cachalot ou lutter contre des vagues de 15 m de haut qui auraient pu nous engloutir. Cette expérience a été pour moi un réel déclic, surtout quand nous avons enfin atteint l’île d’Antigua, sous les applaudissements de nos amis, nos familles et d’une foule de personnes que nous ne connaissions pas. 

L’arrivée sur la terre ferme : Un moment de pure euphorie : aucun de nous n’avait vécu ça auparavant. Nous nous étions entraînés sur des rameurs en salle de sport, avions participé à quelques régates sur des voiliers et savions nous comporter en mer, utiliser un compas, etc. mais pas plus ! Le processus (entraînement et levée de fonds) a duré un an : nous avons quitté nos emplois et avons mis nos vies de famille à rude épreuve juste pour être sur la ligne de départ. 

Le lancement d’IGO : Ce que j’ai ressenti en posant le pied sur l’île d’Antigua est indescriptible. J’étais déterminé à capturer ce sentiment extraordinaire et à trouver un moyen de le proposer aux personnes qui ne peuvent pas se permettre de partir plus d’une semaine. Nous avons donc lancé IGO afin de proposer des aventures inoubliables sous un nouveau format. Normalement, pour des expéditions importantes comme traverser un continent à pied ou un océan à la rame, il faut jusqu’à 2 ans d’entraînement et 50 000 £ de levée de fonds. Et les conditions climatiques sont un facteur important à prendre en compte. Vous pouvez passer presque dix ans à préparer des aventures qui n’aboutiront peut-être jamais. Nos expéditions sortent de l’équation une grand part d’incertitudes et sont beaucoup plus accessibles financièrement. Notre équipe d’experts crée des plans d’entraînement personnalisés, spécifiques à chaque participant et à chaque type de terrain. Nous nous organisons ensuite sur le plan logistique pour rendre une telle aventure possible en une semaine.

Être en communion avec la nature : Selon les dires des plus grands explorateurs de notre époque, la mer et l’espace sont les seules régions encore inexplorées aujourd’hui. Mon partenaire, l’explorateur George Bullard, détient cinq records du monde. Décrit par Sir Ranulph Fiennes comme « réellement avant-gardiste », il vient de participer à une course de plus de 2 000 km en kayak du Groenland à l’Écosse avec Olly Hicks, un exploit jamais tenté auparavant. Son expérience rassure indéniablement nos candidats. L’année prochaine sont prévus la Norvège, le Montana et le Maroc : trois destinations choisies car étant à l’opposé de la vie urbaine. Comparé aux 40 000 personnes courant le marathon de Londres, nous serons entre 60 et 80 concurrents à parcourir le Parc national de Glacier, à la frontière du Canada : une des régions les moins peuplées au monde. Pour les 3 prochaines années, nous envisageons la Namibie, le Costa Rica, la Colombie, Oman, les Philippines, Bornéo et l’Islande. Autant dire que celui qui participe à toutes ces expéditions aura bien vécu !

La clé, c’est le mental : Moins de 500 personnes au monde ont réussi l’exploit de traverser un océan à la rame… c’est cet esprit de pionnier qui m’a séduit. Nous avons remporté la course dans notre catégorie alors que nous avions vraiment peu d’expérience et que nous affrontions des militaires, des marines et des personnes qui ont passé leur vie en mer… de véritables Popeye gonflés aux épinards ! Sur les 16 bateaux en compétition, seuls 10 ont franchi la ligne d’arrivée, ce qui prouve qu’un entraînement de niveau professionnel ne fait pas tout et que le mental peut vaincre l’aptitude physique. Nous sommes la preuve vivante qu’en repoussant ses limites et en y croyant jusqu’au bout, tout est possible. Arrêtons de croire que seuls les plus grands athlètes peuvent accomplir de tels exploits ! Avec IGO, nous voulons prouver au monde entier tout le contraire.

Sortir de la routine : La tâche est loin d’être simple car nous ciblons les employés de bureau, et non les ultra runners ou les alpinistes. Les personnes qui, à 10 ans, couraient avec un bâton à la main et grimpaient aux arbres, croyant que de grandes aventures les attendaient, mais qui se retrouvent coincées par de nombreuses responsabilités, professionnelles ou familiales. Nous voulons leur donner l’opportunité de sortir de leur routine et de devenir les héros de leur enfance. Et Londres est le terrain de chasse idéal !

La clé du succès : avoir un produit unique. Notre offre est audacieuse car nous essayons de changer une mentalité, plutôt que de copier-coller le produit de quelqu’un. Notre offre est unique en son genre et un bon sujet de conversation. Nous proposons d’investir sur soi, ce qui a le pouvoir de captiver. Cette aventure regorge déjà d’histoires inspirantes : des amis qui montent des équipes pour des œuvres caritatives, ou un candidat qui a participé à l’expédition en Norvège cette année et revient en 2017 avec son fils, qui était dans le coma après un accident de rugby à 18 ans et est maintenant complètement remis. Il a dû tout réapprendre et retourner en médecine : quel fabuleux exemple, voilà quelqu’un qui sait apprécier la vie à sa juste valeur ! La vie passe tellement vite… nous voulons aider chacun à la croquer à pleines dents ! 

Trouver l’inspiration pour initier le changement : La première étape est un acte de foi : se lancer dans l’inconnu. Et pour vivre de tels moments d’euphorie, il est nécessaire de toucher le fond. C’est comme dans le film Les Évadés, quand ils boivent une bière au soleil après avoir goudronné le toit. Imaginez à quel point ils la savourent après en avoir été si longtemps privé… C’est exactement pareil pendant une expédition. Pour George, ce n’est pas une bière mais une conserve de pèches qu’il a savouré chacun des douze jours de sa traversée du dangereux passage « The devil’s dance floor » reliant les îles Féroé au Groenland. Pour moi, la plus grande euphorie mentale que j’aie connue tient à une demi barre de mars tous les deux jours pendant ma traversée à la rame de l’Atlantique… ça nous permettait de ne pas devenir fou. Je crois que ces moments permettent d’apprécier tout le reste. Se surpasser est clé, accomplir quelque chose d’inconnu change la vie, donne quelque chose à raconter. 

Prochaines aventures IGO :

Norvège du 11 au 19 mars 2017

Montana du 12 au 20 août 2017

Maroc du 1 au 8 octobre 2017. 

Poir plus de détails, visitez le site IGO Adventurers

IGO adventures experiences in norway